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L'Antiquité

 
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L'Antiquité

Dès le Vème siècleavant notre ère, les échanges se multiplient. Des populations vont et viennent entre le nord et le sud, transitant par notre territoire.

C'est à cette époque que se construit une civilisation très organisée dite "des champs d'urnes" et que s'édifient les premières grandes agglomérations : Ruscino (aujourd'hui "Château-Roussillon") d'où vient le nom "Roussillon" et Illibéris (Elne).

Des embarcations accostent vers ce qui est aujourd’hui Salses, Collioure et Port-Vendres et leurs occupants commercent avec les habitants de ce pays : les Sordes, qui vivent dans la plaine et les zones littorales et dont la capitale est Ruscino, les Cérètes, qui vivent sur le plateau de Cerdagne et en Vallespir et dont la capitale est Julia Libica (aujourd’hui : Llivia).

Tous subiront des influences diverses : celle des Ibères voisins, puis des Celtes (à partir du IIIème siècle avant J.-C.) ; mais également celle des Phéniciens, des Etrusques et des Grecs.

Lors de la deuxième guerre punique (qui oppose Rome à Carthage) le général carthaginois Hannibal décide d’aller combattre Rome sur son territoire. Il doit pour cela franchir les Pyrénées et s’approche de notre “frontière” à la tête d’une armée colossale. Mais, s’ils le veulent, les chefs gaulois, qui sont alors maîtres de notre territoire, peuvent lui barrer la route. Finalement, moyennant un “péage" conséquent, ils le laisseront passer avec ses 80 000 guerriers fantassins, ses 10 000 cavaliers et ses… 40 éléphants.
On dit qu’il serait passé par le col de Panissars, c’est-à-dire au Perthus… Ce qui est certain, c’est que la négociation avec les Gaulois eut lieu à Illibéris (Elne). Mais Carthage perdra finalement la guerre et Rome décidera d’envahir l’Espagne.

En 121 avant J.-C., les Romains s’emparent de la Gaule du sud et créent une vaste et riche province qui s’étend de sa capitale, Narbonne, à Nice en passant par Perpignan et prend le nom de "La Narbonnaise".

C’est à cette époque qu’est construite la célèbre Via Domitia (Voie Domitienne), que sont mises en exploitation les mines de fer du Canigou, qu’est créé tout un réseau d’irrigation (canaux, fossés, aqueducs…).
 
La colonisation romaine durera plusieurs siècles et les vestiges en sont nombreux (par exemple, les thermes d’Amélie-les-Bains) sans, cependant, être spectaculaires. En effet, si la présence romaine a généré une certaine expansion du Roussillon, celle-ci a sans cesse été freinée, sinon de temps à autre, réduite à néant par les incursions dévastatrices de "Barbares", les révoltes épisodiques des autochtones, les guerres civiles, les rivalités mortelles au sein même du camp Romain.

Vers 260 de notre ère, les armées des Francs veulent s'emparer de l'Espagne, et, pour franchir les Pyrénées par le col du Perthus, traversent notre territoire en semant la terreur : Ruscino sera entièrement détruite.

En 462, sous le règne du roi wisigoth Théodoric II, "La Narbonnaise" prend le nom de "Septimanie".

Les Wisigoths se maintiendront ensuite près de trois siècles en Roussillon et contribueront à son renouveau économique et culturel, particulièrement sous l'autorité de hautes personnages comme le roi Wamba.

Ce sont les Wisigoths qui introduisent ici une nouvelle religion qui marquera à jamais la culture et les coutumes des habitants : le christianisme (le catholicisme n'apparaîtra que plus tard), et c'est sous leur domination que l'Eglise assoit et étend ses pouvoirs religieux, politique et économique.

Ainsi, c'est à "Castrum Hellenae", c'es-à-dire l'ancienne Illibéris (Elne), que fut fondée, au Vème siècle, la première église chrétienne du Roussillon. Au siècle suivant, Elne deviendra le siège du premier Evêché et occupera le rang de capitale.

Bientôt, les arables s'empareront de toute l'Espagne et passeront, eux aussi, par le Perthus pour conquérir Narbonne puis Carcassonne et mettre fin à la domination wisigothique en Roussillon.

Une quarantaine d'années plus tard, les arabes devaient franchir à nouveau les Pyrénées, mais dans l'autre sens, pourchassés par Pépin Le Bref.

 

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L'Aqueduc d'Ansignan
  • AQUEDUC ROMAIN

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    ANSIGNAN

    L'aqueduc d'Ansignan daterait de l'époque romaine en ce qui concerne sa partie la plus ancienne qui situerait l'ouvrage vers le milieu du IIIème siècle après Jésus Christ. D'une longueur de 170 mètres et constitué de 29 arches, cet aqueduc enjambe la rivière Agly dans le contrebas du charmant village d'Ansignan.

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  • LES REMPARTS

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    RIVESALTES

    Du pont vous pouvez apercevoir l’ensemble des vestiges des Remparts. C’est en 1172, qu’Alfonse, roi de Catalogne et d’Aragon, autorise les habitants de Rivesaltes et leur suzerain à construire une enceinte fortifiée autour de l’église Sainte Marie, le premier noyau urbain de la cité. Sur les 7 tours, 4 sont encore partiellement visibles. On pense qu’un fossé bordait les remparts. Comme l’Agly était à sec en été, deux tours plus rapprochées que les autres assuraient une meilleure défense. Une seule porte permettait alors d’entrer dans Rivesaltes, elle était située sous l’actuelle tour de l’horloge. C'est en 1172 que le roi Alfons autorise les habitants de rivesaltes et leur suzerain a construire une enceinte fortifiée autour de l'église sainte marie, le premier noyau urbain de la cite. Sur les 7 tours, 4 sont encore partiellement visibles.une seule porte permettrait d'entrer dans rivesaltes, elle était située sous l'actuelle tour de l'horloge

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  • PUIT DE GLACE

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    SOREDE

    En l’absence d’une source proche ou d’un cours d’eau, le puits a été longtemps le seul moyen de se procurer de l’eau avant la mise en place, dans les années 1950-60 de l’eau du robinet « Aigue A l’Axeita » (dénommé en son temps « projet fontinal ») qui va fermé ce qui, pendant des siècles, constituait le service des eaux du village: les puits. Certaines eaux étaient recommandées pour leur saveur et leurs vertus (l’eau pour le pastis) d’autres plus fades servaient au bétail ou à la cuisson des légumes. En période de sécheresse, quand les puits municipaux étaient taris on allait puiser aux puits privés. Leur construction était très difficile. Ils étaient maçonnés du fond jusqu’à la margell

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Fresque Ruscino

Fresque Ruscino

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