C’est du noir qu’est née la vocation d’artiste de Michel Domerg. Du noir et du deuil. Après une enfance heureuse à Latour-de-France dans les Fenouillèdes entre les Pyrénées et la Méditerranée puis des études de droit à Toulouse et à Montpellier, il s’engage dans la vie professionnelle quand surviennent plusieurs drames familiaux
qui le laissent seul, à la fois accablé de peine, ivre de rage et de colère.
L’unique issue : expurger.
Dans sa jeunesse il s’est lié d’amitié avec le peintre André Torreilles, lui rendant régulièrement visite dans son atelier, et c’est naturellement que Michel commence à noircir des toiles. Initié à l’art contemporain par son frère, il se sent guidé par Capdeville, Soulages ou Tàpies. Le pinceau lui apparaît sacré, il ne s’en sent pas digne et il expérimente le bâton, la spatule, la brosse…
Il pense à une forme et réfléchit ensuite à l’outil qui lui conviendra.
Ce qui importe c’est le geste, l’élan, et la trace, qui vont laisser ses cicatrices sur la blancheur virginale de la toile. Spontanées, peintes souvent d’un seul jet, ses œuvres saisissent l’œil par leur fulgurance, mais une fulgurance maîtrisée, portée par un équilibre qui leur donne à la fois puissance et mystère.
Longtemps il n’a peint que pour lui, sans souci de montrer, et s’il avait dû être pris en photo devant l’une de ses peintures, c’est de dos sans nul doute qu’il se serait présenté, mais aujourd’hui, encouragé par des regards extérieurs, invité à exposer, il a choisi d’ouvrir son cœur, un cœur noyé de noir certes, mais qui bat au rythme d’une œuvre en marche, non pas tragique comme on pourrait le croire, mais au contraire vivante et vibrante, profondément humaine. La couleur,
peu à peu, dans les récentes peintures n’apparaît-elle d’ailleurs pas...
Comme la lune le soir dans le ciel vient éclairer la nuit ?
Entrée libre.
qui le laissent seul, à la fois accablé de peine, ivre de rage et de colère.
L’unique issue : expurger.
Dans sa jeunesse il s’est lié d’amitié avec le peintre André Torreilles, lui rendant régulièrement visite dans son atelier, et c’est naturellement que Michel commence à noircir des toiles. Initié à l’art contemporain par son frère, il se sent guidé par Capdeville, Soulages ou Tàpies. Le pinceau lui apparaît sacré, il ne s’en sent pas digne et il expérimente le bâton, la spatule, la brosse…
Il pense à une forme et réfléchit ensuite à l’outil qui lui conviendra.
Ce qui importe c’est le geste, l’élan, et la trace, qui vont laisser ses cicatrices sur la blancheur virginale de la toile. Spontanées, peintes souvent d’un seul jet, ses œuvres saisissent l’œil par leur fulgurance, mais une fulgurance maîtrisée, portée par un équilibre qui leur donne à la fois puissance et mystère.
Longtemps il n’a peint que pour lui, sans souci de montrer, et s’il avait dû être pris en photo devant l’une de ses peintures, c’est de dos sans nul doute qu’il se serait présenté, mais aujourd’hui, encouragé par des regards extérieurs, invité à exposer, il a choisi d’ouvrir son cœur, un cœur noyé de noir certes, mais qui bat au rythme d’une œuvre en marche, non pas tragique comme on pourrait le croire, mais au contraire vivante et vibrante, profondément humaine. La couleur,
peu à peu, dans les récentes peintures n’apparaît-elle d’ailleurs pas...
Comme la lune le soir dans le ciel vient éclairer la nuit ?
Entrée libre.


